Ici pour la page avant... Ici pour une autre page... .
.
Nicolas Tremblay, sieur de Gaillon

Line

Marié depuis quelques années à Catherine Bautru, il est père de deux garçons,  Nicolas et Louis  (30) .
En 1619, les baux à ferme, toujours révocables, jusque là consentis aux maîtres de forges, furent transformés en bail à rente  (31) . Par le rachat de cette rente, les maître de Gaillon devinrent propriétaires de la forge de Randonay. La création d'un ensemble industriel cohérent et stable était définitivement achevée. Quatre générations de Tremblay s'y étaient employées.
Par voie du lignager, Nicolas Tremblay reconstitua en 1622 le domaine, de nouveau menacé d'émiettement  (32) . Cette année-là il racheta du seigneur de Tourouvre, pour le prix de 1048 livres, le quart des forge et fourneaux de Gaillon et Conturbie, aliénés par les héritiers d'Anne Tremblay  (33) . Conserver l'outil industriel entre leurs mains, accroître et étendre leurs activités, telle fut la politique des Tremblay.

Le 3 avril 1643 ont lieu à l'église Saint-Malo de Randonay les funérailles du sieur et il laisse beaucoup de biens à un héritier du même nom que lui. Présent vraisemblement, la veuve du défunt, Dame Catherine Bautru, les deux soeurs survivantes, Anne, veuve d'Henri Thory, sieur de Bouteraye, et Antoinette avec son époux, le sieur Thomas Le Comte, seigneur des Genettes, ainsi que le frère cadet, Claude, sieur de L'Artoire, accompagné de sa femme, Maguerite Flammand. La jeune génération se presse nombreuse dans le cortège de deuil fait des petits-enfants, des neveux et alliés de tout lignage.
On l'inhuma dans la crypte de l'église de Randonay et son acte de sépulture le qualifie d'« honorable homme ».

. .
- Annex B -
. .