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« lequel Tremblay en est homme, et de présent racheté pour un vasseur » (37) . Vassal du seigneur de Tourouvre, Nicolas II du Tremblay lui devait fidélité. Ainsi il prenait pied dans la hiérarchie féodale, qui voulait que du vassal au suzerain et du suzerain au Roi, toute la société soit unie en la personne du souverain. Outre la forge cédée par Robert de la Vove, Nicolas II du Tremblay détenait le fief du moulin à blé de Randonay, « tenu à foi et hommage, rachat et cheval de service ». A l'achat des parcelles paysannes s'ajoutaient les terres vendues par les seigneurs de la Ventrouze et de Tourouvre. Ce dernier avait à pourvoir ses fils à l'armée, et abandonnant le Perche, soutenir un train de maison qui fut digne de la cour. Quelques générations plus tard, les puissants marquis de Tourouvre découvriront qu'ils sont ruinés, après avoir dilapidé une fortune considérable. Le sieur de Gaillon bénéficie le tout premier de cet endettement seigneurial. L'aveu de la seigneurie de Randonay en témoigne de manière éloquente: c'est le plus gros propriétaire de terres du pays. Les cens et les rentes qu'il versait: quelques sous, quatre poules, un chapon, n'enrichissaient guère le seigneur de Tourouvre. De plus, il n'était pas une terre paysanne où Nicolas II du Tremblay ne possédât quelque chose. Une première acquisition, bientôt suivie par d'autres venait compléter les terres déjà remembrées: la cour Aubry, la métairie de l'Artoire, celle de la Bonnerie, la terre du contrôleur Crestor, le parc de Belleperche, etc... Il voisinait de toute part. Lorsqu'il acquit de Jeanne Coignet, mère de Pierre Tremblay, une pièce de pré à la Filonnière, celle-ci joignait déjà « dùn côté et des deux bouts audit acquéreur » (38) . |
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